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Seigneur en 1702

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Le village de EPPES (02) Index du Forum -> EPPES -> Le village -> Incursions dans le passé par Jacques Chédaille
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MessagePosté le: Jeu 10 Avr - 09:34 (2008)    Sujet du message: Seigneur en 1702

En 1702, le village d'Aippes appartient à la seigneurie de Charles-David de PROISY, né en 1660, chevalier, seigneur d'Aippes, Saint-Jean et Aubigny en partie, capitaine au régiment de Ponthieu puis à celui d'Anjou.

Il a épousé, en l'église d'Arrancy, le 15 septembre 1693, Isabelle du GLAS, fille de Charles du GLAS, chevalier, seigneur de la Suze, Arrancy, Saint-Jacques, Arançot-la-Ville, Longueval, Ployart, seigneur et vicomte d'Amifontaine et Bleucourt, qui lui a donné deux enfants nés au château, Charlotte-Guillemette, le 5 mars 1695 et Charles David, le 26 octobre 1698.

La seigneurie se compose du château, construit sur une bute naturelle au sud du village, avec place, potager, clos de vigne et canal, en tout 8 arpents 64 verges, de la justice haute, moyenne et basse, des droits de chasse, de pêche, de cens, d'affouage, de vinage, de rouissage, des poids et mesures, de lods et ventes, de corvées, de fourches patibulaires, de gruerie, de voirie et autres droits seigneuriaux, du pavage des rues, des six ponts des droits honorifiques dans l'église, de 173 arpents 86 verges de terres en 30 pièces, de 24 arpents 49 verges et demi de prés en 11 pièces, de 139 arpents 36 verges de bois en 12 pièces, de 18 avenues plantées d'arbres couvrant une superficie de 36 arpents 80 verges et quart.

L'église paroissiale est construite dans la haute cour, à l'intérieur de l'enceinte du château.

Comme ses ancêtres, David de PROISY est protestant. Il a abjuré sa religion avec son frère Jean-Charles de PROISY, en 1685, année de la révocation de l'Édit de Nantes par Louis XIV. Il a été inquiété quelque temps par la justice royale, en 1686, pour prosélytisme protestant et accueil de religionnaires fugitifs dans son château. Enfermé à l'abbaye de Saint Martin de Laon pour tentative d'évasion hors du royaume, il demande, dans une lettre au Président du bailliage de Laon, sa mise en liberté au prétexte de travaux urgents de vendanges et semailles à Aippe, ce qui ne manque pas de piquant de la part d'une personne habituée surtout à exploiter les paysans de son terroir.

Il confie cette exploitation à un homme de confiance qui le représente chez le notaire lors des rédactions des actes de louage de ses terres et moulins. Entre 1700 et 1703, cet homme est Antoine BRACONIER, demeurant à Mauregny, avec qui Simon CHEDAILLE entretient d'excellentes relations.

Le règlement des comptes entre le seigneur d'Aippes et son receveur de la terre et seigneurie d'Aippe fait l'objet, en 1702, d'un acte notarié dans lequel il est précisé que le seigneur compte sur son receveur pour lui avancer quelque argent en cas de besoin !....

David de PROISY décède, en son château, le 27 septembre 1703, à l'âge de 43 ans. Il laisse une veuve démunie qui, dès le 8 novembre 1703, demande au Président du Bailliage du Vermandois la nomination d'un tuteur pour ses deux enfants. Un mois plus tard, le 7 décembre 1703, elle renonce officiellement devant le même bailliage à la succession de son défunt mari parce que cette succession lui sera plus onéreuse que profitable....

Elle bénéficiera, par acte notarié du 20 février 715, passé chez BLANCHET et HUGO, notaires à Laon, de la donation entre vifs de tous les biens de son frère Joseph Hiacinthe du GLAS, chevalier de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Cependant, suite à une contestation présentée par les héritiers légitimes de son frère, elle devra, devant le Présidial de Laon, en décembre 1734, reconnaître devoir une partie de cette donation aux héritiers de son frère.....



Si vous voulez en savoir davantage sur les seigneurs des environs de Laon au début du 18e siècle, rendez-vous à la page suivante :

http://chedaille.pagesperso-orange.fr/page9infopratiques.html


Dans le fascicule 1, vous ferez connaissance avec Gaspard Hyacinthe de CAZE, seigneur de Montchalons et ses huit enfants. Vous y trouverez la copie du dénombrement de ses terres qu'il présente à Monseigneur Estienne Joseph de La Farre, évêque de Laon, second Pair de France et comte d'Anisy.

La coutume veut en effet qu'à chaque changement d'autorité sur des terres seigneuriales, le nouveau maître des lieux dresse, à l'intention du représentant local de l'autorité royale, la liste de ses propriétés, droits et avantages.
Cette énumération, appelée Dénombrement, est un témoignage du pouvoir féodal dont dispose le seigneur des lieux par sa main mise sur la justice, les impôts locaux, l'entretien des chemins, la chasse, l'exploitation des bois et des terres.
Elle confirme l'obligation faite aux paysans d'utiliser le moulin à eau ou à vent dit banal, appartenant au seigneur, pour moudre le grain, ou le pressoir banal pour presser le raisin, sous peine de confiscation des produits et de leurs moyens de transport.

Dans le fascicule 2, vous trouverez la copie de l'original de la lettre du seigneur d'Aippe au Président du bailliage de Laon, pour demander sa mise en liberté. A sa sortie de prison, son besoin d'argent est tel qu'il doit en emprunter au receveur de sa propre seigneurie, lequel se nomme BRACONNIER.. Incroyable !

Vous y trouverez aussi la demande de mise sous tutelle de ses enfants après son décès, présentée par sa veuve qui ne dispose pas des revenus nécessaires à leur entretien.

Source : "Incursion dans le passé avec Jacques Chedaille" : http://chedaille.pagesperso-orange.fr


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MessagePosté le: Jeu 10 Avr - 09:34 (2008)    Sujet du message: Publicité

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