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Maçon en 1700

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Le village de EPPES (02) Index du Forum -> EPPES -> Le village -> Incursions dans le passé par Jacques Chédaille
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MessagePosté le: Jeu 10 Avr - 09:22 (2008)    Sujet du message: Maçon en 1700

Antoine de Soye doit être né vers 1644, à Aippes, petit village du Laonnois qui compte alors une centaine de feux. On ne sait pas grand'chose de sa prime jeunesse. On sait seulement qu'il s'est retrouvé un jour maçon, vraisemblablement pour faire comme son père, et qu'à l'âge de 26 ans, il s'intéresse de très près à la fille du boulanger du village, Marie, la fille aînée de Martin CHEDAILLE et de Marie FONTINEAU.

Marie n'a que 14 ans, mais c'est déjà un beau brin de fille. Le prétendant a un métier et 142 verges de terres en propre (18 hectares). Une occasion à ne pas laisser passer, malgré la différence d'âge entre les tourtereaux.

Les parents ont donné leurs consentements respectifs et qu'importe si, dans le village, on jase sur la différence d'âge des époux. Marie convole en justes noces le dimanche 18 janvier 1671. Le village se souviendra longtemps des pains, brioches et gâteaux confectionnés par le père de la mariée pour marquer l'événement….

Le village d'Aippe appartient à la seigneurie de Charles-David de PROISY, seigneur et baron d’Aippes et d’Amifontaine, lieutenant du roi dans la province d’Artois...

A l’époque où commence ce nouveau récit, Aippe est rattaché aux bailliage, élection et diocèse de Laon, de la Généralité de Soissons établie en novembre 1595 par Henri IV. La prison royale du bailliage est dans la tour de Louis d’Outremer, à Laon.

Le grenier à sel est aussi à Laon. La gabelle, ou impôt sur le sel, fut instituée par Philippe VI, en 1341, et étendue du domaine royal à toute la France au 16e siècle. Elle fut abolie en 1790. Elle a permis aux royautés, pendant 450 ans, de contrôler tout le commerce du sel en y ajoutant un droit élevé sur son prix. La marchandise était stockée dans des greniers royaux. Les zones frontières auxquelles appartenait Aippes étaient l’objet de contrebande

Le Laonnois se remet à peine de l’invasion de l’infanterie espagnole en 1652, du passage des mercenaires des troupes royales de Turenne en 1655, qui ont exercé des ravages et répandu une terreur qui a déstabilisé les structures économiques et sociales : malgré l’ordonnance de 1606 du lieutenant général du bailliage, renouvelée en 1617, qui défend de porter des armes offensives et défensives, la population est armée et va jusqu’à rosser des huissiers.

Toutes ces précisions sont nécessaires à la compréhension des évènements qui vont suivre et que nous allons revivre à travers les nombreux documents tirés des archives de l’époque…






Cet homme, qui s’est enrichi dans sa profession, a transformé tous ses gains en bonnes terres du pays, n’hésitants pas à emprunter de l’argent à des bourgeois de Laon pour satisfaire ses envies d’achats agraires : propriétaire de 142 verges au moment de son mariage, il se retrouve avec 1 663 verges (212 ha) au moment de son décès, à l’âge de 58 ans. Il s’est apparemment épuisé à la tâche .

Comme son travail ne lui permet pas d’exploiter directement les terre accumulées, il les loue à son beau-frère, Simon. Ce bail sera à l’origine de difficultés relationnelles entre Simon et sa sœur Marie, après le décès d’Antoine.

Veuve à 41 ans, après 14 grossesses, Marie se laisse séduire par le frère d’un de ses gendres, maçon comme son défunt mari, mais âgé seulement de 21 ans. Elle prend sa revanche sur le destin en épousant cet homme, de 20 ans plus jeune qu’elle. Elle ne sait pas lire, comme la plupart des femmes du peuple de l’époque, mais son nouvel époux va gérer son héritage. Ils deviennent hôteliers au village.

Malheureusement, le frère de ce nouvel époux commet une indélicatesse notable en dilapidant l’argent de la taille qu’il était chargé de recueillir. Et voilà l’héritage de Marie, la jeune veuve, en partie détruit pour sauver l’honneur de la famille du nouveau mari. Étrange destin que le transfert de la fortune des de SOYE aux LONGUET, via une Marie CHEDAILLE ! Le maçon Antoine de SOYE s’est usé la santé à rassembler une fortune agraire que les LONGUET dilapident en trois ans !

Les habitants du village sont en émoi. Ils n’acceptent pas de devoir payer une nouvelle fois la taille qui n’est pas arrivé jusqu’au sieur GRANADEL, receveur de la taille de l’Élection de Laon.

Si vous souhaitez connaître en détail la vie d’Antoine de SOYE, maçon en 1700, reportez-vous à la page suivante :

http://chedaille.pagesperso-orange.fr/page9infopratiques.html

Dans le fascicule 2, vous verrez comment cet homme, qui s’est enrichi dans sa profession, a transformé tous ses gains en bonnes terres du pays, n’hésitants pas à emprunter de l’argent à des bourgeois de Laon pour satisfaire ses envies d’achats agraires : propriétaire de 142 verges au moment de son mariage, il se retrouve avec 1 663 verges (212 ha) au moment de son décès, à l’âge de 58 ans. Il s’est apparemment épuisé à la tâche .

Comme son travail ne lui permet pas d’exploiter directement les terre accumulées, il les loue à son beau-frère, Simon. Ce bail sera à l’origine de difficultés relationnelles entre Simon et sa sœur Marie, après le décès d’Antoine.

Veuve à 41 ans, après 14 grossesses, Marie se laisse séduire par le frère d’un de ses gendres, maçon comme son défunt mari, mais âgé seulement de 21 ans. Elle prend sa revanche sur le destin en épousant cet homme, de 20 ans plus jeune qu’elle. Elle ne sait pas lire, comme la plupart des femmes du peuple de l’époque, mais son nouvel époux va gérer son héritage. Ils deviennent hôteliers au village.

Malheureusement, le frère de ce nouvel époux commet une indélicatesse notable en dilapidant l’argent de la taille qu’il était chargé de recueillir. Et voilà l’héritage de Marie, la jeune veuve, en partie détruit pour sauver l’honneur de la famille du nouveau mari. Étrange destin que le transfert de la fortune des de SOYE aux LONGUET, via une Marie CHEDAILLE ! Le maçon Antoine de SOYE s’est usé la santé à rassembler une fortune agraire que les LONGUET dilapident en trois ans !

Les habitants du village sont en émoi. Ils n’acceptent pas de devoir payer une nouvelle fois la taille qui n’est pas arrivé jusqu’au sieur GRANADEL, receveur de la taille de l’Élection de Laon
Source : "Incursion dans le passé avec Jacques Chedaille" : http://chedaille.pagesperso-orange.fr


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MessagePosté le: Jeu 10 Avr - 09:22 (2008)    Sujet du message: Publicité

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